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Parfois, lorsque la grossesse tarde à venir, le doute s’infiltre et s’installe dans l’âme.

Plusieurs facteurs sont à l’origine des difficultés de conception.

L’âge avancé, les problèmes liés à la production de sperme, un SOPK, l’endométriose, les fibromes, etc.

Mais en dehors de ces causes classiques, il y a bien une cause que vous devez connaître : les troubles de la thyroïde. Si vous n’avez toujours pas découvert les raisons pour lesquelles vous (ou un proche) éprouve du mal à concevoir, vous devriez peut-être explorer la piste des dysfonctionnements thyroïdiens. En effet, les dysfonctionnements de la thyroïde peuvent affecter entre 2 à 4% des femmes en âge de concevoir. Elle peut aussi affecter la capacité des hommes à féconder leur partenaire.

Quelle que soit la personne du couple qui est affectée, nous allons vous aider à y voir un peu plus clair. 

Découvrez ici l’essentiel à connaître sur la thyroïde et sur l’impact des troubles de cette glande endocrine sur le système de reproduction chez l’homme et chez la femme.

Plan de l'article :

C’est quoi la thyroïde au juste ?

Bonne question. La thyroïde est une glande endocrine située à la base du cou et qui produit des hormones participant à la régulation du développement et la croissance de l’organisme et au fonctionnement optimal de certaines parties du corps humain. Comme un panneau de contrôle à influence transversale, cette glande est déterminante dans plusieurs processus de l’organisme, notamment :

  • La régulation du métabolisme ;
  • La production d’énergie ;
  • La consommation d’oxygène ;
  • La régulation des niveaux hormonaux ;
  • La régulation des fonctions de production.

Tout le monde possède une thyroïde et de ce fait, tout le monde devrait s’intéresser à la question.

Quel est le lien entre la thyroïde et la fertilité ?

Les problèmes de fertilité sont parfois liés à un dysfonctionnement de la thyroïde parce que les hormones thyroïdiennes ont une influence notoire dans tout le processus de la grossesse. En effet, les hormones thyroïdiennes interagissent avec l’œstrogène et la progestérone qui sont des hormones reproductrices. Cette interaction contribue à réguler :

  • Le fonctionnement normal des ovaires ;
  • La régulation du processus d’ovulation ;
  • La maturation des ovules ;
  • La prévention des fausses couches ;
  • Le soutien du développement cérébral du fœtus en développement.

Compte tenu de l’étendue de leurs fonctions dans le processus de reproduction, il est clair que le moindre dysfonctionnement de la thyroïde peut parfois affecter la fertilité. D’ailleurs, selon les calculs, dans 5% des cas, les femmes souffrant de problèmes de conception présentent des taux bas d’hormones thyroïdiennes. Mais les femmes ne sont pas les seules à craindre cette affection. Il existe une corrélation irréversible entre la thyroïde et la fertilité aussi bien chez la femme que chez l’homme, même si les femmes sont les plus affectées.

Quelles sont les formes de dysfonctionnements de la thyroïde ?

Comme tout organe de l’organisme, la thyroïde peut connaître des dysfonctionnements de temps à autre lorsque certaines conditions se réunissent. Et quand cette glande subit un dysfonctionnement, les hormones régulant le cycle ovulatoire s’en trouvent systématiquement affectés, exposant ainsi la femme concernée à une anovulation, c’est-à-dire à un cycle sans libération d’ovule.

Or, ce n’est plus un secret que sans libération d’ovule, aucune fécondation ne peut avoir lieu. Ainsi, le dysfonctionnement de la thyroïde peut empêcher la femme de tomber enceinte, quelle que soit sa volonté.

Les problèmes de la thyroïde n’affectent pas que la femme. Les hommes sont aussi concernés, même s’ils sont moins attaqués que les femmes. Chez l’homme, un dysfonctionnement de la thyroïde peut directement agir sur les processus de production et de maturation du sperme. Conséquence, l’homme ainsi affecté peut se retrouver avec :

  • Un dysfonctionnement érectile ;
  • Une libido déficiente ;
  • Une tératozoospermie, c’est-à-dire une affection séminale caractérisée par la présence dans le sperme, d’un nombre énorme de spermatozoïdes de formes relativement étranges et anormales. 

Parmi les dysfonctionnements les plus courants de la thyroïde, on distingue l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie. Nous aborderons ces deux formes de troubles affectant généralement la glande, ensuite nous présenterons une troisième forme de troubles thyroïdiens qui ne fait pas moins de victimes.

L’hypothyroïdie : la forme de trouble thyroïdien la plus courante

L’hypothyroïdie est l’un des troubles de la thyroïde les plus fréquents. Elle désigne une sous-activité de la glande thyroïdienne qui se traduit par une production en quantité insuffisante d’hormones thyroïdiennes.

Généralement associée à une augmentation de l’hormone responsable de la lactation, cette affection est souvent causée par un régime pauvre en iode ou à des maladies auto-immunes telles que la thyroïdite de Hashimoto.

Mais quelles sont les conséquences de l’hypothyroïdie ?

Chez l’homme, l’hypothyroïdie peut provoquer une diminution de la production de spermatozoïdes par les testicules. Chez la femme par contre, l’affection peut réduire la capacité à concevoir, accroît le risque de fausse couche et peut provoquer une naissance prématurée. Dans les cas où la grossesse va à son terme, l’hypothyroïdie accroît le risque de mortalité infantile et réduit le quotient intellectuel du nouveau-né.

L’hyperthyroïdie : l’autre forme de trouble thyroïdien non moins grave

L’hyperthyroïdie est moins fréquente que l’hypothyroïdie. Elle désigne une suractivité au niveau de la glande thyroïde qui se traduit par des sécrétions d’hormones thyroïdiennes en quantités excessives. Ce mal peut être à l’origine de nombreuses pathologies auto-immunes comme la maladie de Basedow.

Chez l’homme, l’hyperthyroïdie peut être à l’origine d’une déformation des spermatozoïdes tandis que chez la femme, cette affection peut provoquer :

  • des règles irrégulières ;
  • des troubles dans le processus d’ovulation ;
  • des problèmes de conception ;
  • des difficultés de conduire une grossesse à terme ;

Les troubles causés par les anticorps antithyroïdiens

Il n’y a pas que les variations des niveaux d’hormones thyroïdiennes qui peuvent affecter la fertilité. Les anticorps antithyroïdiens peuvent également déclencher ce genre de troubles.

En effet, parfois dans son rôle de défenseur par défaut, il arrive que le système immunitaire attaque la thyroïde et sécrète des anticorps antithyroïdiens. Evidemment, il s’agit toujours d’une erreur. Ce genre d’erreur se produit lorsque le système immunitaire confond la glande endocrine à une maladie auto-immune. Or, la présence de ces anticorps chez la femme enceinte multiplie le risque de fausse couche par 400%, parce qu’ils empêchent la nidation.

Voilà donc les formes de dysfonctionnements que peut subir la thyroïde. Cela dit, est-il possible de diagnostiquer ces dysfonctionnements ? Si oui, comment ?  

Comment diagnostiquer les troubles de la thyroïde ?

Comme on le ferait pour toutes les autres formes de maladie, il est important d’être constamment à l’écoute de son corps et de prêter attention aux signes et symptômes de l’hyperthyroïdie et de l’hypothyroïdie. Idéalement, dès que vous remarquez le moindre symptôme, il faut immédiatement se rendre chez un médecin ou un endocrinologue. Ce dernier peut procéder au diagnostic de plusieurs manières.

Mode de diagnostic n°1 : La mesure des taux de TRH et de TSH dans le sang

Supposons que vous êtes atteint de troubles de la thyroïde. La première réaction du médecin endocrinien sera de procéder à un test sanguin de stimulation à la TRH (la thyréolibérine ou thyrotropin-releasing hormone en anglais). C’est ce test qui lui permettra de mesurer vos niveaux d’hormones thyroïdiennes et de vérifier l’existence d’un trouble thyroïdien et d’apprécier l’étendue du mal de manière précise, le cas échéant.

En principe, le niveau de TSH (la thyréostimuline ou  thyroid-stimulating hormone en anglais) mesuré ne doit pas excéder 4.2. C’est le plafond à ne pas dépasser en temps normal pour être indemne. Toutefois, si la mesure est faite dans une période où le couple essaie de concevoir, la TRH ne doit pas descendre en deçà de 2.5. Si la mesure est prise pendant la grossesse, la TRH ne doit pas être supérieure à 3.

Alors, pour ceux qui se demandent ce que veulent dire les concepts de TSH et de TRH, notez ce qui suit :

  • Votre hypophyse agit sur votre thyroïde par l’entremise de la TSH ;
  • La TSH elle-même est sous le contrôle de la TRH ;
  • La TRH est une hormone peptidique synthétisée par votre hypothalamus et destinée à la stimulation de la synthèse et de la libération par votre hypophyse antérieure de la TSH et de la prolactine.
  • Ensemble, la TSH et la TRH jouent un rôle clé dans l’augmentation de la captation d’iode, dans la synthèse des hormones thyroïdiennes et dans la mise en circulation de ces dernières dans le sang.

Ainsi, sur la base de la mesure de du niveau de l’hormone TSH dans votre organisme et de la taille de votre glande thyroïde, le médecin endocrinien pourra prescrire un traitement pour ramener vos niveaux hormonaux à la normale.

Il faut aussi rappeler que c’est à partir de l’iode pourvu par le régime alimentaire que les hormones thyroïdiennes sont synthétisées. Le régime alimentaire peut donc être ré-encadré pour maîtriser les niveaux d’iode.

Notons par ailleurs que, s’il estime cela nécessaire, le médecin pourra également, pendant le diagnostic, procéder à une analyse sanguine pour détecter les niveaux d’anticorps antithyroïdiens dans le sang afin d’éliminer l’hypothèse des anticorps.

L’identification des symptômes révélateurs

Pendant certaines périodes de la vie, on peut aussi diagnostiquer provisoirement des troubles de la thyroïde en se basant sur certains symptômes. En effet, les troubles de la thyroïde (surtout l’hypothyroïdie) peuvent parfois laisser sur la personne affectée des symptômes tels que :

  • Une prise de poids ;
  • Des troubles du rythme cardiaque ;
  • Une fatigue ;
  • Des insomnies ;
  • Une irrégularité subite du cycle ovarien ;
  • L’apparition d’un goitre ;
  • Un ralentissement du processus de formation des idées (l’idéation) ;

Le médecin procédant au diagnostic peut, sur la base de ces symptômes, diriger ses questions dans la bonne direction afin de vérifier s’il s’agit d’une coïncidence ou si ces symptômes apparemment ordinaires cachent une affection plus sérieuse.

Comment soigner les troubles de la thyroïde ?

Si elle est diagnostiquée, l’hyperthyroïdie peut être efficacement prise en charge. Le mode de prise en charge peut aller de la simple prise de médicaments à un traitement à l’iode radioactif ou encore à une intervention chirurgicale.

Pour ce qui est de l’hypothyroïdie, le médecin endocrinien traitant peut prescrire la prise d’une hormone thyroïdienne synthétique dans le but de provoquer la diminution consécutive et rapide du taux de TSH plasmatique. Evidemment, ce taux devra être surveillé de près et de façon régulière pour statuer sur l’efficacité ou non de la méthode de traitement choisie.

En général, les traitements, quelle que soit leur forme, se font suivre d’un retour à la normale des niveaux des hormones. Dans les cas où le retour des niveaux hormonaux se révèle impossible après les divers traitements, le couple pourra réfléchir à l’option des traitements de reproduction assistée afin de tomber enceinte (PMA). Toutefois, il faut noter ceci.

Parce que les troubles de la thyroïde entraînent des risques trop importants aussi bien pour la mère que pour son enfant qui va naître, il est préférable que l’on procède à leur diagnostic et à leur traitement avant la grossesse. D’ailleurs, la femme ne devra tomber enceinte que lorsqu’il sera établi que la thyroïde a retrouvé son équilibre originel. En attendant, il faudra qu’elle pense à adopter une méthode de contraception.

Evidemment, même si le traitement produit les résultats escomptés et que la femme tombe enceinte, il est recommandé à cette dernière de consulter un spécialiste de façon périodique afin de s’assurer que sa glande thyroïde est suivie de près et que la production des hormones est sous contrôle. Et pour cause, la femme enceinte a besoin d’un apport croissant d’hormones thyroïdiennes. Il est donc plus que nécessaire pour elle de prendre des hormones de synthèse afin de traiter l’élévation de son taux de TSH. Durant la grossesse et l’allaitement, l’apport journalier d’iode devra donc passer de 150 à 250 microgrammes. Le plafond est de 500 microgrammes.

Comment prévenir les troubles de la thyroïde ?

Se soigner, c’est bien. Mais ne pas tomber malade, c’est toujours mieux. En fait, en dehors des traitements médicamenteux et chirurgicaux, il est possible d’influencer le fonctionnement de votre thyroïde en prêtant plus attention que d’habitude à nos styles de vie et à nos choix de tous les jours.

Réduisez votre exposition au stress

Pour éloigner les troubles de la thyroïde de vous, il vous faudra en premier lieu faire l’effort de réduire complètement votre exposition au stress. Eloignez-vous de toute relation et de tout environnement qui vous rend souvent stressé.

En effet, les hormones du stress ne servent qu’à une chose. A élever le taux de cortisol dans votre sang. Or, plus vous avez de cortisol dans le sang, moins vous pouvez produire d’hormones thyroïdiennes. Créez donc une atmosphère de quiétude et de paix autour de vous. Trouvez et adonnez-vous de temps en temps à des activités de détente et de respiration profonde.

Faites plus d’exercice physique

Oui, encore le sport. Il vous rattrape ici encore. Il ne participe pas seulement à maintenir votre forme et votre santé physique. Il peut aussi jouer un rôle dans la fertilité. En effet, en vous adonnant à des activités physiques plus fréquentes et plus intenses, vous favorisez :

  • la sécrétion d’hormones thyroïdiennes par votre thyroïde d’une part ;
  • d’autre part, l’augmentation de la sensibilité de vos muqueuses à ces hormones dont le rôle dans la reproduction n’est plus un secret.

Réajustez votre régime alimentaire

Quelqu’un a dit que l’aliment est le premier médicament de l’homme. Il faut croire qu’il n’avait pas tort. La question est donc la suivante : que mangez-vous ? Si vous faites partie de ceux qui s’alimentent à la façon moderne, il y a des chances que vous soyez exposés à certaines affections comme celle dont traite cet article.

En fait, il faut que vous sachiez que les régimes alimentaires modernes composés de sucre raffiné, de céréales raffinées, de caféine, d’alcool, d’huile en excès, etc., sont de nature à dérégler les fonctions thyroïdiennes. Alors, rendez-vous service.

Réduisez, autant que possible, votre consommation d’alcool, de tabac, de sucre raffiné, etc. Recherchez et adoptez un régime alimentaire adapté à votre groupe sanguin, à votre masse corporelle et à votre âge. Prenez rendez-vous auprès de votre naturopathe en ligne.

Le cas de la thyroïdite après la grossesse

Pendant la grossesse, le système immunitaire tend à baisser sa garde dans le but de protéger le fœtus. Or, le système immunitaire joue un rôle déterminant dans les maladies thyroïdiennes. Après la naissance de l’enfant, si la mère présentait une maladie thyroïdienne ou à risque de trouble thyroïdien, l’effet protecteur disparaît ce qui entraîne la disparition de la maladie thyroïdienne.

Ainsi, après la grossesse, on a tendance à observer une thyroïdite auto-immune silencieuse, une thyroïdite postpartum qui disparaît en l’espace de quelques semaines. Toutefois, il faut faire très attention pour ne pas croire que la bataille serait alors complètement gagnée. Il ne suffit pas d’accoucher pour se débarrasser de la thyroïdite.

En effet, la thyroidïte qui disparaît en quelques semaines seulement après la grossesse peut réapparaître lors des grossesses subséquentes. Dans certains cas, il est même possible de se voir affectée par une forme permanente de la même affection.

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